Le COAG (Coordinateur des Organisations d’Agriculteurs et d’Élevage) a publié les données correspondant au IPOD janvier 2024Rappelons que l’IPOD (Indice des Prix à l’Origine et à la Destination des Aliments) est un indicateur qui nous montre le prix de vente moyen de certains aliments de base dans les campagnes, et le prix de vente moyen de ces produits sur le marché, ce qui donne nous une idée de quoi ils deviennent plus chers nourriture sur son passage du champ à la table.

Au mois de janvier, l’IPOD général s’est établi à 3,92%, ce qui représente une augmentation de trois dixièmes par rapport aux données du mois de décembre. On constate qu’une tendance stable se maintient mais avec des différences abusives. Le plus important est encore une fois le prix des citrons, Les consommateurs paient près de 10 fois leur valeur au champ pour un kilo de citrons.et cela fait quatre mois consécutifs que cet agrume se positionne comme le produit avec la plus grande différence de prix entre l’origine et la destination.

La La différence en pourcentage origine/destination des citrons a été établie à 880 %, ce qui représente une augmentation de 84% par rapport aux données du mois de décembre. A l’origine, le kilo de citrons coûtait en moyenne 0,20 euro/kilo (trois centimes de moins qu’en décembre), tandis que sur le marché, les consommateurs payaient en moyenne 1,96 euro/kilo, ce qui représente une baisse de 10 centimes. Mais malgré cette baisse de prix sur le marché, nous avons payé 9,80 fois la valeur de ce fruit au champ, on peut donc parler de marges abusives et spéculatives.

Les bananes sont placés en deuxième position dans ce « classement des écarts de prix spéculatifs », avec Différence en pourcentage origine/destination de 733 %, une différence similaire à celle du mois de décembre. A l’origine, le kilo de bananes était payé en moyenne 0,27 euro (même prix qu’en décembre), et sur le marché, les consommateurs payaient en moyenne 2,25 euros le kilo, soit un centime de moins qu’en décembre, ce qui est négligeable. Malheureusement, les données montrent que sur le trajet du champ à la table, le prix de ce fruit a été multiplié par 8,33.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, le COAG mettait en évidence en rouge tous les aliments qui dépassaient la barrière imaginaire de 500%, donnant l’impression que cette différence était normale, mais en réalité il visait à mettre en évidence des cas très abusifs. Désormais, d’autres produits sont également choisis pour franchir la barrière des 400 %, et il s’agit également d’une différence importante qui, dans de nombreux cas, n’a pas de sens, car il n’y a aucune raison qui pourrait provoquer des fluctuations du marché, comme un manque de produit.

Indice des prix alimentaires par origine et destination pour janvier 2024

Troisièmement, l’IPOD met en évidence le patates avec une Différence en pourcentage origine/destination de 472 %, ce qui représente une baisse de 66% par rapport aux données de décembre. Dans les campagnes, le prix moyen d’un kilo de pommes de terre était de 0,32 euro (trois centimes de plus qu’en décembre), et sur le marché, le prix moyen était de 1,83 euro le kilo, ce qui représente une réduction de deux centimes. Ces améliorations des prix d’origine et de destination sont imperceptibles, puisque lors du trajet du champ à la table, les pommes de terre ont multiplié leur prix initial par 5,72, ce qui est abusif.

En quatrième position sont placés les ail avec une Différence en pourcentage origine/destination de 456 %, 5% de moins qu’au mois de décembre. À la campagne, le prix moyen d’un kilo d’ail était de 1,18 euros, tandis que sur le marché, le prix moyen de vente s’établissait à 6,56 euros/kilo, soit 5,56 fois sa valeur sur le marché. soit dit, c’est une différence abusive. Le minimum possible est payé à l’agriculteur, souvent même en dessous des coûts de production, et les consommateurs paient des prix abusifs, ce qui ne change pas, ce sont les marges des intermédiaires.

L’IPOD met en avant d’autres produits dont l’écart en pourcentage origine/destination est proche de 400%, comme le chou (435%), le brocoli (428%) et les oranges (426%), nous vous recommandons de jeter un œil à l’IPOD pour voir la liste de produits analysés. Ce sera intéressant de voir l’IPOD de février, on pourra voir dans quelle mesure les manifestations, les arrêts dans les campagnes, les problèmes à la frontière française, etc. vont affecter les prix. Vous pouvez en savoir plus sur l’IPOD de janvier 2024 sur le site officiel du COAG.

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